OUTILS DE DÉMYSTIFICATION DE LA DÉSINFORMATION

Notre travail est fondé sur les recherches les plus récentes sur la désinformation, la psychologie, la communication scientifique et les réseaux sociaux.

Vous trouverez ci-dessous des études récentes résumées ainsi que des outils de démystification de la désinformation, fournis par l’Institut du droit de la santé de l’Université d’Alberta.

Rejoignez-nous au CSPC 2021 !

LaSciencedAbord présente un panel sur les outils et stratégies utilisés par les expert.e.s pour combattre la désinformation. Rejoignez-nous virtuellement le jeudi 25 novembre, de 14h30 à 16h00. Retrouvez tous les détails ici. (le 23 novembre 2021)

La forme est-elle importante lorsqu’il s’agit de démystifier la désinformation ?

Depuis longtemps, il est suggéré que la manière dont les informations correctes sont présentées peut avoir un impact sur l’efficacité de la démystification d’une fausse info. Par exemple, nombreu·x·ses sont ceux qui recommandent l’utilisation d’un « truth sandwich » (des faits réels, suivis de la désinformation corrigée, puis des faits à nouveau). Mais une récente étude  intéressante (encore à l’état de préimpression) montre que le format n’a pas vraiment d’importance. La clé, c’est le contenu ! (le 23 novembre 2021)

Une grande partie de la population américaine est influencée par la désinformation.

 Une enquête récente a révélé que 78% des Américains croient ou ne sont pas sûrs d’au moins un élément de désinformation sur COVID, par exemple les idées (très) incorrectes que les vaccins causent l’infertilité ou que le gouvernement cache les décès dus aux vaccins. Il est très important de continuer à lutter contre ce type de désinformation ! (le 23 novembre 2021)

Prenez une pause dans ce vacarme !

Nous vivons dans un environnement informationnel chaotique. Bien qu’il soit important d’utiliser des sources fiables pour rester informé, il est également important d’éviter la surcharge d’informations. Une nouvelle étude a révélé que dans « une pandémie comme celle de la COVID-19, les personnes qui consomment des nouvelles doivent parfois éviter les infos pour rester en bonne santé mentale. » (le 21 octobre 2021)

Évitez le “scrolling” du désespoir !

Les chercheur·e·s ont constaté que seulement deux à quatre minutes de défilement de nouvelles liées à la COVID « entraînaient une réduction immédiate et significative de l’affect positif et de l’optimisme. » N’oubliez pas de lâcher votre téléphone de temps en temps ! (le 21 octobre 2021)

Les réseaux sociaux ont une grande place dans ce problème

De multiples études sont formelles : les réseaux sociaux sont un moteur majeur de la propagation de la désinformation. Une nouvelle étude s’ajoute au corpus croissant de littérature, concluant que 85% de la désinformation sur la COVID-19 a été produite sur les réseaux sociaux, Facebook étant la plus grande source (67%). L’étude a également révélé que les États-Unis, l’Inde et le Brésil sont les pays les plus touchés par la désinformation. (le 28 septembre 2021)

La désinformation se répand vite et loin

Une étude datant de 2018 et très souvent citée a révélé que la désinformation se transmet « plus loin, plus vite, plus profondément et plus largement que la vérité » – en partie parce que les mythes sont souvent plus intéressants que les faits. Une analyse plus récenteest parvenue à une conclusion similaire, constatant que la désinformation sur Facebook obtenait six fois plus de « mentions j’aime, de partages et d’interactions sur la plate-forme que les sources fiables d’information ». (le 28 septembre 2021)

En matière de désinformation, ne vous fiez pas à votre instinct.

Les personnes qui se fient à l’intuition pour prendre des décisions sont plus susceptibles de croire et de diffuser de la désinformation. Mais celles et ceux qui avaient « des niveaux de pensée analytique plus élevés étaient moins susceptibles d’évaluer la désinformation sur la COVID-19 comme fiable et étaient donc moins susceptibles de partager la désinformation ». Alors, n’oubliez pas de faire une pause et d’avoir une pensée critique sur l’information  ! (le 28 septembre 2021)

Les individus apprécient les efforts visant à contrer la désinformation

Une étude sur la façon dont le public perçoit la correction de fausses informations en ligne a révélé que la plupart des gens approuvent et apprécient largement cette pratique. En effet, la majorité d’entre eux déclarent non seulement aimer les corrections sur les réseaux sociaux, mais aussi les considérer « comme une responsabilité publique ». C’est une bonne nouvelle pour ceux qui combattent la désinformation – votre travail est apprécié ! (le 26 juillet 2021)

Inciter les gens à prendre le temps de réfléchir à l’exactitude des infos peut aider

De nombreuses études suggèrent que le fait d’inciter les gens à prendre le temps de bien étudier des infos avant de les partager pourrait ralentir la diffusion de fausses informations. La plupart des gens veulent être exacts. Mais, comme l’a montré une étude récente, « les gens partagent souvent des informations erronées parce que leur attention est concentrée sur d’autres facteurs que la véracité ». Trouver des moyens de replacer l’attention vers l’exactitude des données peut augmenter « la qualité des infos que les gens partagent par la suite ». En effet, il semble y avoir une gamme d’incitation à l’exactitude qui peuvent être efficaces dans ce contexte. (le 26 juillet 2021)

Oui oui, démystifier la désinformation fonctionne !

De plus en plus de preuves montrent que démystifier la désinformation a un réel impact. Une récente étude a révélé que ce procédé « améliore le discernement chez le lecteur, de façon plus efficace que la prévention ». Une autre étude a également conclu que la lutte contre la désinformation est efficace, en particulier si l’on utilise un contenu facilement partageable sur les réseaux sociaux, et qui promeut des faits fiables. (le 26 juillet 2021)